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Bonjour à tous,

je me permets de relayer un bon plan pour tous les archis.

Allez sur la page facebook de ironCards
pour participer à leur concours (c'est ce que j'ai fait), il faut avant dimanche créer une carte de visite et la plus belle remportera 100 cartes de visite en métal gratos avec le design que vous avez créé !

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formidable nouveau projet Matelier
Sam 26 Mar - 21:56 par Anonymous
Bonjour,
Matelier est la rencontre de 4 architectes partageant la même passion, l'envie de mener rigoureusement les projets finement élaborés tout en plaçant l'homme au centre de toute chose.
Notre agence est basée à Lisbonne, au Portugal mais intervenons dans plusieurs pays.
Nous venons de terminer notre dernier chantier en Suisse.
Venez le découvrir et donner vos impressions sur notre …

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 Le concept de ville historique

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AuteurMessage
bouguerra.z
Admin


Date d'inscription : 19/11/2009
Localisation : tebessa

MessageSujet: Le concept de ville historique   Jeu 26 Nov - 15:36

Le concept de ville historique:
Pour ouvrir les débats sur les villes historiques du Maghreb, objet de ce séminaire de
formation, il convient de rappeler l’origine et le sens de cette expression. Le concept de ville
historique est récent ; il apparaît au terme d’une longue démarche de réflexion inaugurée en
1931 par la Conférence d’Athènes11qui se préoccupe des monuments et de leurs abords et en
1933 par la Charte d’Athènes12 qui jette les bases de l’urbanisme fonctionnaliste. En 1957, les
architectes des monuments historiques invitent les pays ne disposant pas encore d’une
organisation gouvernementale de protection des monuments à prévoir une structure de tutelle.
En 1964, lors de leur second congrès tenu à Venise, ils proposent l’élargissement du concept
de monument historique pour tenir compte des sites et des ensembles14. A l’occasion de ce
congrès sera créé, sur la proposition de l’UNESCO, l’ICOMOS, Conseil International des
Monuments et des Sites ; il sera constitué à Varsovie en 1965.
Le concept de ville historique est définitivement formalisé en 1986 par l’ICOMOS : « Les villes, grandes et petites, (…) qui, outre leur qualité de document historique, expriment les valeurs propres aux civilisations urbaines traditionnelles »15 sont éligibles à la procédure de sauvegarde.Cette formalisation complète et systématise les expressions employées par les
recommandations et conventions internationales :
• En 1972, l’UNESCO définissait trois catégories dans l’ordre du patrimoine culturel :
les monuments, les ensembles, les sites.
• En 1976, elle définissait plus précisément les ensembles comme historiques ou
traditionnels et à ces titres, ils étaient appelés à être sauvegardés et à jouer un rôle dans
la vie contemporaine.
Le concept de ville historique que nous emploierons désormais dans la suite de cet exposé
rend caduc les expressions de ville arabe pour qualifier les médinas par opposition à la ville
européenne de la géographie coloniale. Il rend également caduc le terme de centre historique
qui a connu une grande diffusion à la suite du succès de la politique de planification urbaine à
Bologne18, mais cette expérience est particulière car la ville historique n’est pas nécessairement un centre, ni en terme géographique, ni du point de vue social, économique ou
symbolique.
La notion de patrimoine formalisée juridiquement par la convention UNESCO 1972 qui veut
signifier « la totalité des biens hérités du passé le plus lointain au plus proche dans l’ordre
culturel et naturel » a une portée générale ; elle ne peut être utilisée que dans ce sens : si la
médina est un patrimoine, elle est d’abord une ville historique du point de vue universitaire et
professionnel.
En conclusion de l’analyse des définitions utilisées dans les instruments internationaux –
chartes, recommandations, conventions – il ressort que l’histoire et la tradition fondent
l’objectif de sauvegarde, lui-même justifié par les menaces de dégradation ou de destruction,
voire de disparition. Compte tenu du risque de la perte irrémédiable des valeurs de civilisation
urbaines traditionnelles, l’objectif de sauvegarde postule l’urgence de l’intervention, ce qui,
par voie de conséquence, engagerait la responsabilité des citoyens et obligerait les pouvoirs
publics à agir…
La sauvegarde procède de nombre de protocoles dans le champ des connaissances d’une part,
et dans l’ordre des arts, des sciences et des techniques d’autre part. La liste non exhaustive des protocoles se présente actuellement comme suit :
• identification
• entretien, protection, conservation
• restauration
• revitalisation, requalification
• réhabilitation
• rénovation
• mise en valeur et développement
Au fur et à mesure de l’expérimentation de ces protocoles, les pratiques mises en oeuvre par
les corps professionnels ont permis de dégager une doctrine de sauvegarde que les chartes
internationales ont formalisée. Sur la base de cette doctrine agrée par les Etats membres de
l’UNESCO, des politiques ont été mises en oeuvre, des institutions ont été crées, un corpus
juridique a vu le jour, des méthodes de financement ont été élaborées.

2. La doctrine de sauvegarde

La doctrine de sauvegarde reconnaît la ville historique comme totalité homogène et cohérente ; elle considère le patrimoine monumental et les arts traditionnels comme un
héritage matériel et immatériel essentiel à l’épanouissement de l’identité culturelle
contemporaine.
Le double postulat de respect de la totalité historique et de l’héritage culturel fonde les
méthodes de la sauvegarde dont les principes peuvent s’énoncer comme suit :
 Principe N°1 : Conservation de la morphologie urbaine et de la typologie de l’habitat.
Ce principe assure le respect du caractère piétonnier de la trame des voieries ; en conséquence, les percées automobiles dans la ville historique doivent être prohibées, de même que le redécoupage parcellaire aboutissant à l’introduction de types de constructions hors d’échelle.
 Principe N°2 : Conservation des monuments historiques en protégeant les abords.
Ce principe affirme que le monument historique ne saurait être un artefact isolé ; il doit être conservé dans le contexte urbain et ses abords doivent être protégés.
 Principe N°3 : Intégration spatiale de la ville historique à la matrice urbaine. Ce principe implique une conception de la planification urbaine visant à décloisonner les zones et éviter les ségrégations spatiales. Les voies de circulation automobile, les aires de stationnement, les modes de transport collectif, les zones piétonnières, les équipements publics, les réseaux techniques doivent être maillésde façon systémique, à l’échelle de la matrice urbaine, pour offrir des services équitables à tous les habitants.
 Principe N°4 : Résorber le caractère ghetto de la ville historique et assurer sa promotion sociale.
*Ce principe suppose que la pauvreté des habitants conjuguée à l’obsolescence du patrimoine immobilier ne soit pas considérée comme une fatalité de la ville historique. La lutte contre la taudification d’une part et, d’autre part, l’assistance juridique et technico-financière pour l’amélioration de l’habitat sont des facteurs décisifs de promotion sociale et de résorption des ségrégations.
 Principe N°5 : La transmission de l’héritage culturel par le développement économique.
Ce principe suppose que la ville historique participe pleinement de la vie économique de la matrice urbaine en offrant les biens et services de proximité nécessaires aux habitants et en saisissant les opportunités du tourisme culturel et de la créativité artistique pour générer des ressources. Le sous-développement de la ville historique n’est, pas plus que la misère sociale, une fatalité.

3. La dimension politique de la sauvegarde:

Si la sauvegarde de la ville historique suppose l’action pertinente de corps professionnels
spécialisés, ce n’est toutefois pas une affaire de spécialistes, mais d’hommes politiques : à eux
revient de trouver la bonne réponse aux questions que se posent les citadins inquiets de la
spoliation contemporaine de l’héritage culturel.
Comme l’enseignent les expériences de part et d’autre de la Méditerranée, la sauvegarde naît
de la prise de conscience de la valeur patrimoniale activée par des intellectuels et finalisée par
des politiques.
L’expérience italienne est à cet égard révélatrice. Dès 1950, « Leo Longanesi s’élevait contre
la mise à sac de l’Italie » et déplorait que « Les surintendants chargés de protéger de leur
mieux les monuments et les sites étaient tournés en dérision » tandis que les « protestations de
la presse étaient régulièrement ignorées ». Mais, « entre temps, l’opinion publique prenait
conscience du problème posé par la protection des villes anciennes ».
Umberto Zanotti Bianco et quelques autres intellectuels fondaient Italia Nostra en 1957. La
bataille ainsi engagée allait aboutir à Bologne où « le pouvoir urbanistique était à prendre ; les
Bolonais l’ont pris ». Le plan de réhabilitation du centre de Bologne est rendu public le 24
mai 1969. Cette expérience est un succès retentissant.
En France, la procédure des secteurs sauvegardés, inaugurée par la loi Malraux en 1962, est
« une innovation car elle s’inscrivait, délibérément à contre courant. En effet, devant faire
face au déficit en matière de logements, les opérations de rénovation urbaine entreprises alors
menaçaient directement l’existence des quartiers historiques des villes, d’autant que la plupart
d’entre eux se trouvaient, à la fin des années cinquante, dans un état de dégradation général.
La tentation était alors forte de les faire évoluer suivant les principes appliqués aux quartiers
périphériques »; la démolition–reconstruction semblait être la solution…
La création à Tunis, à l’initiative de M. Hassib Ben Ammar, Maire de Tunis, en étroite
collaboration avec M. Chedly Klibi, Secrétaire d’Etat aux Affaires Culturelles, d’une
association de sauvegarde de la médina peut être considéré, avec le recul, comme un
évènement. « Première de son genre en Tunisie, mais aussi dans le Monde Arabe,
l’émergence de cette association, dans le concert institutionnel, signifiait que les valeurs
historiques et traditionnelles allaient enfin être prises en compte dans le contexte d’un projet
développementaliste peu nuancé et réducteur. L’évènement peut être qualifié de politique, car
les autorités municipales avaient clairement exprimé leur opposition au projet de « percée de
la Casbah », fruit d’un concours international organisé en 1959 par le Secrétariat d’Etat aux
travaux Publics ».
Ces trois exemples montrent, s’il le fallait, que la sauvegarde est une bataille politique
délicate à engager et aléatoire quant à ses résultats. Car il convient d’observer que si la
doctrine de sauvegarde fait consensus intellectuel, il ne manque pas de professionnels
schématiquement fonctionnalistes et d’hommes politiques adeptes de la tabula rasa pour
violer les principes partagés par tous ceux, et ils sont nombreux, qui souhaitent la protection
et la conservation du patrimoine culturel de la ville historique.
L’idéal de la sauvegarde ne doit pas oblitérer les pratiques réelles ; les projets de percée des
médinas ont la vie dure : ils se perpétuent dans des formes diverses et se transforment
insidieusement, ici ou là, de nos jours et sous nos yeux, en opérations concrètes de démolition
du tissu historique pour y faire pénétrer la circulation automobile.
Adieu la belle totalité historique, adieu l’héritage culturel, voici venu le temps de la chirurgie
urbaine et de la banalisation de l’espace historique que redoutent tant de citoyens dans leur
vie quotidienne.
Cette idéologie fonctionnaliste qui aboutit à des rénovations désolantes s’apparente à ce que
F. Choay appelle « le vandalisme patrimonial ».Mohammed El Faïz rappelle avec force que
Marrakech, pourtant classée en 1985 sur la liste du patrimoine mondial, a été récemment
amputée de sa palmeraie « organe vital pour tempérer son climat et conserver sa
biodiversité ». Il met en cause un lobby composé « d’individus de tous bords qui ont fait du
patrimoine de la ville l’objet de leurs spéculations ».
Dans ce contexte conflictuel, quelles sont les conditions d’émergence d’une ambition
politique nationale basée sur la doctrine de sauvegarde énoncée par les diverses chartes,
recommandations et conventions internationales auxquelles les Etats membres de l’UNESCO
ont souscrit ?

4. La question institutionnelle et juridique de la sauvegarde:

Les contingences politiques et économiques, sociales et culturelles, techniques et scientifiques
constituent un maquis rébarbatif et souvent inextricable, qui décourage le citadin et démobilise la volonté municipale. Comment réagir, en effet, devant le vandalisme ? Comment enrayer le processus de dégradation ?
L’intervention de la puissance publique est alors ressentie comme une nécessité impérieuse
pour relever les défis de la sauvegarde. Le citoyen appelle de ses voeux une démarche
volontaire qu’il conçoit avec sa participation et sous son contrôle démocratique.
C’est ce que préconise la recommandation de l’UNESCO de 1976 : « dans chaque Etat
membre, une politique nationale, régionale et locale devrait être formulée (…) en matière de
distribution des pouvoirs afin que les mesures juridiques, techniques, économiques et sociales
soient prises en vue de sauvegarder les ensembles historiques et traditionnels et leur
environnement et de les adapter aux exigences de la vie contemporaine. Cette politique
devrait orienter la planification urbaine (…) ainsi que l’aménagement du territoire ». (Article
7). L’autorité est invitée à produire un plan de sauvegarde (article 11) visant l’intérêt collectif
pour décourager la spéculation (article 12) et les documents d’urbanisme normatifs
opposables au tiers aussi bien collectivités publiques que particuliers (article 13). Les
autorisations sont délivrées par un organisme responsable (article 10) qui devrait également
« assurer la coordination permanente de tous les intervenants : services publics nationaux,
régionaux, locaux ou groupes particuliers (article 17).
Cette recommandation de l’UNESCO, énoncée au conditionnel, pose la question
institutionnelle de la sauvegarde. Trois thèmes retiennent l’attention :
• la distribution des pouvoirs aux échelles nationale, régionale, locale.
• L’organisme responsable du plan de sauvegarde et des autorisations administratives.
• L’autorité assurant la coordination des acteurs sectoriels qui contribuent à
l’établissement du plan de sauvegarde.
En clair, qui fait quoi ? Qui est responsable ? Qui coordonne
Bien que rédigée il y a plus de vingt cinq ans, cette recommandation est toujours d’actualité,
car, pour la plupart des pays du Maghreb, la question institutionnelle, si elle a été posée, n’a
pas trouvé de solution satisfaisante. Qu’on en juge à travers les expériences de Tunis, Alger et
Fès.

4.1. Tunis : l’Association de sauvegarde, relais technique municipal:

Si la création de l’Association de Sauvegarde de la médina de Tunis peut être comprise
comme une opposition aux projets de percée, une réaction devant les attitudes iconoclastes
envers le patrimoine et, d’une façon générale, comme la désapprobation de la vindicte du
nationalisme triomphant contre l’héritage culturel et contre la société traditionnelle qui
caractérisait les années soixante. Elle est également le résultat d’une double impuissance : le
Ministère de la Culture se montrait incapable de protéger le legs historique tandis que la
municipalité ne savait pas contrôler le territoire communal et faire jouer ses prérogatives de
puissance publique pour enrayer les percées.
Cette double impuissance était le symptôme de la maladie institutionnelle de la Tunisie postcoloniale
: la technostructure de l’Etat-Parti hégémonique imposait ses vues aux collectivités
locales, la municipalité n’étant considérée que comme relais de la planification économique et
sociale centralement décidée et non comme pouvoir local autonome. Dans le contexte d’un
projet développementaliste qui ne se discutait pas, l’habilité politique du maire de Tunis25 a
été de contourner la toute puissance de l’Etat-Parti par une simple association à qui incombait
la mission de lancer le plaidoyer de sauvegarde et d’ouvrir les débats en y associant des
partenaires internationaux26 - l’ICOMOS et l’UNESCO - comme garantie intellectuelle et
morale.
Le discours a été entendu et, en conséquence, l’ASM est devenue un acteur autonome en
raison de sa liberté de parole dans le concert institutionnel ; elle a également été accréditée
comme partenaire obligé des technostructures municipales et étatiques en raison de sa
connaissance du milieu historique et de ses capacités professionnelles. Dans cette position à la
fois autonome et obligée, l’ASM a pu conduire à terme des projets de restauration27 et de
réhabilitation et28 mais n’a pas su, voulu, ou pu, faire approuver le plan de sauvegarde et de
mise en valeur.
Que s’est-il donc passé ? Qu’est ce qui explique la succes story de la démarche opérationnelle
et l’échec cuisant de la planification réglementaire ?
La raison est à rechercher dans l’instrumentalisation de l’ASM réduite au simple rôle de
bureau d’études d’architecture au service de la municipalité qui renonce à produire les
documents juridiques de la sauvegarde. En bref, l’ASM qui ne réunit plus depuis longtemps
son comité directeur, est désormais une fiction associative, mais un instrument utile dans un
système institutionnel de planification fragmenté en fonction de prérogatives sectorielles des
technostructures bureaucratiques.
Pour remédier à la dérive de l’ASM et à l’impuissance communale, le Maire de Tunis avait
proposé de nouvelles voies pour l’organisation institutionnelle de la capitale. Tout d’abord, et
pour donner une légitimité juridique à l’ASM, le Maire souhaitait sa transformation en
établissement public de sauvegarde ; il n’a pas été suivi. En revanche, le rôle d’atelier
d’architecture et d’urbanisme a été confirmé et l’ASM a été chargée de missions d’aménagement allant au-delà du territoire de la médina. En bref, l’autorité a choisi de ne pas
institutionnaliser la procédure de sauvegarde et a maintenu l’ASM dans un rôle de bureau
d’études public.
Ensuite, pour remédier à l’impuissance des communes de l’agglomération tunisoise, il
suggérait la création d’une instance intercommunale dont la mission aurait été de
« coordonner, planifier et contrôler l’urbanisation de la capitale ». Cette proposition faisait
des collectivités publiques locales de la capitale une instance politique majeure ; elle a été
également mise en échec. On lui a préféré, sous l’influence de la Banque Mondiale, une
instance administrative régionale, le District de Tunis, créé en 1972 et placé sous l’autorité du
ministère de intérieur. Le choix politique a donc favorisé le renforcement des pouvoirs de
l’administration centrale au détriment de l’organisation des collectivités locales.
4.2. Alger : l’Atelier Casbah entre plusieurs tutelles
Au moment de l’indépendance de l’Algérie, la question patrimoniale se posait en termes
éminemment politiques. L’autorité se proposait de « rendre toute son importance à ce qui est
un patrimoine national, de le reconquérir comme nous en avons été dessaisis ». Conscient de
la pauvreté et de la crise du logement, elle se fixait pour objectif de « permettre aux habitants
de la Casbah, de vivre dans des conditions décentes, de faire en sorte que ce quartier soit
digne d’être habité, de le réintégrer dans la ville ».
Reconquête et récupération dans la dignité sont de fortes paroles qui constituent une prise de
position officielle en faveur de l’héritage culturel, alors qu’à Tunis, dans le même temps, on
justifiait le vandalisme patrimonial au nom de la modernisation. L’intérêt manifesté pour la
Casbah–médina se démarque également de celui du comité du Vieil Alger, association crée en
1905, dont les membres – intellectuels, artistes, mais également hommes politiques - , se
proposait de « lutter contre le caractère de banalité donné à la ville dans ses constructions
neuves tant publiques que privées ».
Fini le temps de l’hivernage dans le cadre enchanteur et des joies esthétiques : les taudis de la
Casbah, les bidonvilles d’Alger ont dénaturé le panorama. C’est dans le contexte trouble de
crise urbaine que naît le COMEDOR, « Comité Permanent d’Etudes, d’Organisation et de
Développement de l’Agglomération d’Alger », rattaché à la Présidence de la République,
rattachement qui signifie l’intérêt stratégique de l’institution, jusqu’à la création, en 1976, du
Ministère de l’Habitat qui en devient la tutelle.
« Premier bureau d’urbanisme créé à Alger après l’indépendance », le COMEDOR est pensé
et vécu par son directeur – animateur comme un lieu de débats et d’émission d’idées, « un,
bouillon de culture » 33 selon son expression où, bien évidemment, le thème de la Casbah ville
historique a retenu toute l’attention. Une rencontre de hasard entre un sociologue algérien et
trois architectes italiens a permis la création, de toutes pièces, de l’Atelier Casbah34 qui a
trouvé sa place au sein du COMEDOR. Cette formulation qui emprunte à la petite histoire et
qui pourrait faire légende est cependant le moment obligé de l’organisation institutionnelle
qui, faute d’avoir été inscrite dans un cadre juridique adéquat, connaîtra toutes sortes
d’aléas… Mais quoi qu’il en soit des hauts et des bas de l’Atelier Casbah, les problèmes de la
ville historique et la problématique de son devenir ont été posés même s’ils n’ont reçu aucune
solution. Il convient d’en prendre acte.
Trois thèmes lancinants reviennent incessamment dans le discours de l’Atelier :
• l’habitat dégradé qu’il convient de consolider et de requalifier d’urgence,
• l’intégration de la médina à l’agglomération algéroise pour éviter les ségrégations spatiales et sociales,
• la réhabilitation de la ville historique comme « moment de politique urbaine qui prend en compte les contradictions héritées ainsi que celles produites par l’action de développement menée ».
Sur la base de cette thématique, comment l’Atelier Casbah a-t-il conçu sa mission ?
Pour mener à bien la mission d’intégration/réhabilitation, l’Atelier, en tant que partie prenante
du COMEDOR, se posait en coordinateur de la politique urbaine et monteur de programmes
sectoriels. Son sort était donc lié à celui du COMEDOR.
Mais dans le même temps, conscient de l’urgence de la question du logement, il préconisait le
lancement de deux types d’opérations :

• un chantier d’intervention permanente permettant l’assistance technico–financière aux
habitants pour consolider et requalifier leurs maisons,
• le quartier de recasement provisoire pour loger les habitants dont les maisons sont à
consolider ou à reconstruire35.
Les opérations de consolidation/requalification ont été mises en route par un architecte, Ali
Laffer qui a conduit des projets pilotes remarquables. L’expérience a été interrompue sans que
l’on sache pourquoi …
En 1976, l’Atelier Casbah est rattaché à la Willaya d’Alger et perd l’autonomie qu’il avait au
COMEDOR. Nouvelle tutelle, la Direction de l’Urbanisme, de la Construction et de l’Habitat
(DUCH) ne fonctionne plus comme un laboratoire d’idées mais comme une bureaucratie
technique ; en conséquence, la démarche de sauvegarde s’essouffle, de même que les
opérations de relogement.
« Devant la gravité de la situation », et pour tenter de « maîtriser les troubles sociaux que
provoquent les effondrements de maisons »36le Ministère de l’Urbanisme, crée en 1985,
l’Office d’Intervention et de Régulation des Opérations d’Aménagement sur la Casbah.
L’OFIRAC succède donc à l’Atelier Casbah mais, bien qu’il dispose de davantage de
moyens, il ne résout pas les problèmes et les maisons continuent à s’effondrer.
Devant la carence de l’institution, la Willaya d’Alger porte la question de la sauvegarde de la
Casbah devant le public en organisant une réunion avec la participation des habitants. « Le
Wali d’Alger prit l’engagement public d’apporter l’aide technique et financière de l’Etat à
tous ceux qui voudraient réhabiliter leurs biens immobiliers situés dans la Casbah ». Mais
cette initiative politique a été tacitement désavouée par le Ministre de l’Habitat et le Directeur
de la Caisse Nationale d’Epargne Logement.
Dans l’impossibilité effective de tenir leurs engagements, les autorités ont abouti à l’inverse
du but recherché : « la méfiance des habitants de la Casbah vis-à-vis des pouvoirs publics
s’est accrue, ce qui a ouvert les portes à tous les abus en guise de programme ». Djaffar
Lesbet tire de « tous les évènements qui ont marqué les poussées épisodiques des
réhabilitations avortées » une conclusion navrante : « La rencontre entre pouvoirs publics et
habitants de la Casbah est le symptôme du dysfonctionnement des services publics ; elle
révèle un état d’esprit qui fait fi de toute rigueur, comme si l’important était de faire semblant,
de combler un vide, avec la certitude de ne pas avoir à rendre compte aux administrés par la
suite ». Comme on a rénové une maison pour cent démolies ou effondrées, Djaffar Lesbet se
demande si l’on peut inverser cette tendance, ou bien si elle est inéluctable. Dans cette
dernière hypothèse, la Casbah médina d’Alger serait appelée à disparaître.

4.3. Fès, un schéma directeur à la recherche d’une institution de sauvegarde:

A Fès, les autorités se sont engagées tardivement dans le processus de sauvegarde, en raison,
sans doute, de la protection dont le patrimoine bénéficiait déjà : les mesures prises par
Lyautey (1913–1922)38, puis le classement du site en 1953 ont probablement permis de mieux
résister aux changements économiques et aux mutations sociales ayant caractérisé le Maghreb
post-colonial.
Malgré ces protections d’ordre juridique, l’urbanisme traditionnel fassi a, lui aussi, connu les
effets de la crise urbaine qui a éclaté au début des années soixante.
Comment les autorités ont–elles réagi ? La question patrimoniale et la problématique du
devenir de la ville historique la plus célèbre du Maroc ont été abordées sous l’angle de la
planification urbaine, ce qui correspondait parfaitement à la recommandation de l’UNESCO
de 1976. Le schéma directeur de Fès a été mis à l’étude (1975–1978) par le Ministère de
l’Habitat et de l’Aménagement du territoire qui a créé, à cet effet, une institution ad hoc : un
atelier.
L’originalité de cette démarche a été de fondre dans le creuset de l’atelier tous les acteurs
partenaires du schéma directeur, à savoir, les fonctionnaires de l’administration, les experts de
l’UNESCO, les architectes des cabinets d’études et les enseignants chercheurs de l’université
qui ont dû apprendre à réfléchir ensemble et à formuler conjointement. Cette démarche
transversale d’étude a abouti à la publication conjointe par le royaume du Maroc et
l’UNESCO, du schéma directeur de Fès en 1980.
Selon Mohamed Naciri, l’ambition affichée par le SD était de rendre à la médina son rôle de
« centre principal par la promotion des activités qui ont fait jadis toute sa vitalité et par le
rééquilibrage de l’ensemble urbain »40. S’il faut saluer cette conception qui attribue à la ville
historique un rôle déterminant dans l’organisation de l’agglomération, il faut également en
soupeser les implications socio politiques : les élites fassi dont la réputation n’est plus à faire
étaient-elles prêtes à relever le pari d’un projet de reconquête urbaine exprimant avec
confiance l’identité citadine, alors que l’histoire récente donnait plutôt l’impression qu’elles
se désintéressaient de leur propre patrimoine en abandonnant leurs maisons familiales à la
dégradation et à la taudification ?
Pensée en termes de planification urbaine affirmant la centralité sociale, économique et
culturelle de la médina, la sauvegarde est un véritable défi qui suppose l’adhésion des parties
prenantes et leur solidarité. A la problématique d’intégration spatiale qui est en soi un piège
pour urbanistes (notamment sur le thème de la circulation automobile et du stationnement), le
SD ajoute une perspective de développement des activités artisanales et la spécialisation du
tissu historique dans l’activité touristique.
A l’évidence, les auteurs du schéma directeur aspirent à créer des conditions de vie normale
dans le tissu historique conçu comme un patrimoine vivant et non comme une ville-musée.
Pour assumer cette ambition, les auteurs du SD ne pensaient pas la sauvegarde en terme de
projet d’architecture ou d’ingénierie, mais en terme de processus : « la sauvegarde de la
médina est une action quotidienne et continue intégrant dans une conception unifiée
l’ensemble des interventions publiques et privées »41 ; cet énoncé de méthode ne réduit pas la
sauvegarde à une somme de projets ponctuels ou sectoriels, il fait du SD un outil de
cohérence, à charge pour l’institution qui en a la mission d’articuler les demandes en matière
de logements et d’infrastructures, de monuments historiques et de tourisme, les unes aux
autres.
Tant par son ambition que sa méthode, le SD de Fès mérite d’être salué car il marque le
premier jalon du raisonnement de sauvegarde, même si l’analyste peut s’interroger sur une
démarche qui parie sur la puissance d’attraction de la ville historique sur l’ensemble de
l’agglomération et qui idéalise sans doute les effets d’entraînement de la mise en valeur sur la
société contemporaine.
Dans la perspective de la sauvegarde considérée dans la longue durée, le SD n’est pas une fin
en soi, mais un protocole qu’il conviendra de décliner en programmes évolutifs. Il semblerait
que cette méthode de planification n’ait pas été bien expliquée ou comprise puisque le schéma
directeur n’a pas été approuvé alors que dans le même temps, le directeur général de
l’UNESCO lançait l’appel pour la sauvegarde de « Fès, pur joyau de l’Islam…» .
A la suite de cet échec, Mohamed Naciri s’interroge sur la question institutionnelle puisque la
sauvegarde de Fès passe du Ministère de l’habitat et de l’aménagement du territoire au
Ministère de l’intérieur. Il propose, à contrario « la création d’institutions permettant
d’organiser les populations dans des structures d’appui et de participation constituées sur la
base du derb qui permettraient la revitalisation tissulaire de la médina ».Cette hypothèse a
le mérite de poser la pertinence de la technostructure étatique en matière de planification
urbaine et donne à penser que si l’Etat échoue à sauvegarder, peut-être faudrait-il donner leur
chance aux méthodes de planification participative que recommandent, actuellement, les
organisations internationales.
Mais cette question étant restée en suspens, Mohamed Naciri souligne la dimension du
blocage institutionnel : « Le thème de la sauvegarde ne cesse d’être célébré à toutes les
occasions, comme si on voulait donner à l’inaction et à la paralysie une couverture verbale
destinée à persuader l’opinion de l’imminence de l’action »45. L’ironie de Mohamed Naciri à
propos de l’inaction pourrait paraître excessive, mais il n’en demeure pas moins que depuis le
rejet du SD, la situation est embarrassante. Pour reprendre la main, une nouvelle institution
est créée : l’Agence de dédensification et de Réhabilitation ADER, dont l’intitulé reprend un
des éléments du programme du SD, la lutte contre la surcharge de population.
Pendant ce temps, l’UNESCO, le PNUD, la Banque Mondiale ne cessent d’évaluer et de
préparer des solutions alternatives au SD. Il ne s’agirait plus de sauvegarder la médina de Fès
comme totalité historique mais de la découper en zones dans lesquelles seraient conduits des
projets pilotes… L’idée d’ouvrir la médina à la circulation automobile pour permettre la
gentrification45bis continue à faire son chemin puisque la percée du R’Cif, commencée en
1960 et la couverture de l’oued Boukharoub seraient poursuivies ; les travaux seraient
d’ailleurs en cours… Le conditionnel que nous employons est nécessaire car il n’a pas été
possible de voir un plan de cette opération.
Conclusion : la sauvegarde en gestation:

Un point commun dans les trois cas de figure : la démarche de sauvegarde a été conduite par
un organisme ad hoc, une association ou un atelier ou une agence.
A Tunis, l’association qui, à ses débuts, a pu apparaître comme un contre pouvoir autonome, a
progressivement été instrumentalisée comme relais du pouvoir local. Pour la Municipalité,
c’est un bureau d’études utile mais pour les citadins, une fiction associative.
A Alger, l’Atelier Casbah a déambulé entre plusieurs tutelles du pouvoir central (Présidence
de la République, Ministère de l’habitat) et régional (Wilaya). Au cours de cet itinéraire
chaotique, il s’est décomposé lentement mais sûrement, perdant ainsi toute prise réelle sur la
sauvegarde.
A Fès, le schéma directeur de sauvegarde est conduit par un atelier sous la tutelle du pouvoir
central, mais il passe d’un ministère technique en charge de l’habitat et de l’aménagement du
territoire à un ministère politique en charge de l’intérieur, c'est-à-dire des collectivités locales.
A l’occasion du changement de tutelle apparaît une agence qui est, comme à Tunis, un bureau
d’études.
Dans les trois cas de figure donc, l’organisme ad hoc – association, atelier ou agence – a
conduit la mission de sauvegarde en prenant en considération les acteurs institutionnels
produisant l’habitat, les équipements, les infrastructures. Pour ce faire, il a crée les conditions
d’une planification transversale pour conjuguer les démarches sectorielles. L’organisme ad
hoc a assumé de facto des missions de coordination (ainsi que le préconisait la
recommandation UNESCO 1976) qui lui ont été refusées de jure.
Cette planification participative avant l’heure qui ambitionnait l’intégration de la ville
historique à la matrice urbaine afin de lutter contre l’effet ghetto a été pratiquée hors de toute
prérogative administrative, sur la base d’un consensus intellectuel et professionnel.
En bref, l’organisme ad hoc créé à l’occasion du projet politique de sauvegarde pour assumer
la démarche de planification s’avère une curiosité institutionnelle : il a fait la preuve de son
utilité, mais il peut toutefois être contesté à tout moment et ses propositions peuvent être
remises en cause car son statut ne lui confère qu’un rôle consultatif. Agissant comme un
simple bureau d’études, il est appelé à intervenir sur la scène juridique de l’urbanisme alors
qu’il n’a pas les prérogatives administratives le lui permettant. Il est en fin sollicité pour
impulser le développement socio-économique bien qu’il n’en ait pas les moyens.
S’il fallait démontrer l’impuissance institutionnelle relative à la question patrimoniale et à la
problématique du devenir des villes historiques, il suffirait de relever qu’aucun plan de
sauvegarde n’a été approuvé.
Mais l’originalité de la situation tient au fait, qu’en dépit de cette malformation
institutionnelle, la procédure de sauvegarde a été lancée et qu’elle a produit de façon
ponctuelle ou sectorielle des projets remarquables ; en quelque sorte la sauvegarde envers et
contre tout…
Ce succès relatif de la sauvegarde n’a été possible qu’en raison de l’appui constant des
organisations internationales.
Le PNUD et l’UNESCO ont soutenu la construction des institutions de sauvegarde et apporté
leur contribution à la réflexion par l’envoi de missions d’expertise.
Par contre l’inscription des médinas sur la liste du patrimoine mondial n’a pas eu les effets
escomptés et a donné lieu à des malentendus dans l’ordre du symbolique et du financier.
Dans l’ordre du symbolique, la reconnaissance de Fès comme patrimoine universel
« cristallise l’ambivalence de la relation des marocains avec la médina ». N. Lahbil
Tajemouati a recueilli le type de propos suivants : « Les étrangers, eux savent reconnaître et
saluer ce qui est beau et remarquable » ; et elle commente comme suit : « Du même coup on
dit, en creux, notre incapacité à reconnaître et à entretenir notre patrimoine. Notre génération
n’est pas à la hauteur de ce qui a été légué ».
Dans l’ordre financier, l’appel de l’UNESCO pour la sauvegarde de Fès a été compris comme
l’arrivée massive de capitaux qui résoudrait tous les problèmes.
Les mêmes ambiguïtés ont couru à Tunis ; elles mériteraient d’être levées…
Quant à la Banque Mondiale, elle intervient de son côté dans le processus de sauvegarde en
appuyant par des prêts le montage de projets opérationnels, sans faire référence toutefois au
plan de sauvegarde comme cadre juridique de la planification. Ce pragmatisme, qui permet
d’injecter des capitaux dans une procédure qui en a grandement besoin, introduit cependant le
doute quant à l’utilité d’une démarche globale de type schéma directeur de Fès ou Plan de
sauvegarde et de mise en valeur de la médina de Tunis.
La participation des organisations internationales à la construction des institutions de
sauvegarde des Etats du Maghreb est ambivalente en ce sens que chacun attend de l’autre plus
qu’il ne peut donner.
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Le concept de ville historique
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