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Bonjour à tous,

je me permets de relayer un bon plan pour tous les archis.

Allez sur la page facebook de ironCards
pour participer à leur concours (c'est ce que j'ai fait), il faut avant dimanche créer une carte de visite et la plus belle remportera 100 cartes de visite en métal gratos avec le design que vous avez créé !

Commentaires: 0
formidable nouveau projet Matelier
Sam 26 Mar - 21:56 par Anonymous
Bonjour,
Matelier est la rencontre de 4 architectes partageant la même passion, l'envie de mener rigoureusement les projets finement élaborés tout en plaçant l'homme au centre de toute chose.
Notre agence est basée à Lisbonne, au Portugal mais intervenons dans plusieurs pays.
Nous venons de terminer notre dernier chantier en Suisse.
Venez le découvrir et donner vos impressions sur notre …

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 cours H .C.A.

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AuteurMessage
bouguerra.z
Admin


Date d'inscription : 19/11/2009
Localisation : tebessa

MessageSujet: cours H .C.A.   Ven 20 Nov - 15:27

cours n1:L’ARCHITECTURE, DE L’ ANTIQUITE AU XXI SIECLE
L’antiquité -2900 à 540 Depuis l’antiquité, construire est un acte social fondamental et l’architecture est considérée comme la « mère » des beaux-arts où la peinture et la sculpture se sont initialement développés en relation avec les édifices ( peinture rupestres, murales et
frises). La construction doit répondre d’abord au besoin de sécurité de l’Homme. Le bâtiment est un abri contre les intempéries et les animaux sauvages, partout où l’homme vit, on trouve des tentes, des huttes et des maisons. C’est avec l’architecture qu’il a modifié l’espace extérieur et donc il s’est séparé de son environnement. Plusieurs questions se posent; qui fait construire, qui réalise, pour qui et dans quel but, sous quelle forme et avec quels matériaux ?
Qu’ils s’agissent ou non d’édifices de prestige, destinées à impressionner par leur taille, leur style et leur décoration, tous les bâtiments traduisent l’esprit de leur temps, celui de son architecture, ils révèlent le goût et les ambitions des classes dirigeantes d’une société. Et ce n’est pas un hasard si l’histoire de l’architecture est profondément marquée, à ses débuts, par les édifices sacrés tels que ; mausolée, tombeau, temple, église, mosquée… Car la religion et la mort ont répondu, toutes les deux, à certain des besoins fondamentaux de l’homme. L’une parce qu’elle a donné un sens supérieur à l’existence en expliquant l’inconcevable et en justifiant l’insupportable. L’autre, en apportant un réconfort en évoquant la perspective d’une vie dans l’au-delà, d’une incarnation ou d’une résurrection.
Hittite et Mésopotamie : Cela remonte à 6500 Av. JC, date présumée de la fondation de Jéricho, ainsi que les cité temples construites par les Sumériens, les Akkadiens, les Babyloniens et les assyriens ( Ur, Uruk sur l’Euphrate) qui ont crée de véritables paradis terrestres (succession de cours, jardins et belvédères) où la nature a été domestiquée.
Architecture égyptienne 2900-700 Av J.C Parallèlement aux demeures de l’homme, on créa donc pour les divinités des demeures à leur mesure, plus durables et plus somptueuses que celles des mortels. C’est pour cela qu’il ne reste presque rien des habitations de l’Egypte antique, les
seuls vestiges qui subsistent sont les tombeaux des Pharaons, également destinés au culte. Il s’agit des Pyramides (3000 ans Av J.C), symbole de la place accordée au culte des défunts. Les Dieux et le Nil influencent l’architecture et l’urbanisme dont la symétrie par rapport à un axe, régularité et harmonie étaient leurs principales caractéristiques. Architecture grecque
La Grèce classique Hellénistique commença en 2000Av. JC avec une architecture unifiée dont les vestiges représentatifs sont les temples, conçus comme de véritables habitations d’un ordre dorique (très proche de la colonne égyptienne) et les théâtres qui servaient également pour les rites sacrés. Le temple dorique est l’expression la plus achevée de l’idéal architectural grec basé sur l’harmonie globale et les proportions des éléments architectoniques. En urbanisme, ils ont développé le principe de la régularité et de la libre croissance d’Hippodamos de Milet en 510 Av. JC (système hippodamique).

Architecture romaine
Les romains subirent l’influence des Grecs par les Etrusques du Nord de l’Italie, venus de l’Asie Mineure, qui réunirent sept villages en une bourgade qu’ils ont appelé Rome en 750 Av JC. Grâce à leur connaissance de la technique, ils ont opté pour le gigantisme en imposant l’ordre corinthien. De même qu’ils ont inventé l’ordre toscane et composite. Ce dernier est le résultat du corinthien resplendissant de volutes. L’architecture romaine se caractérise par les colonnes qui flanquent les façades (souci purement décoratif), les corniches coudées ainsi que l’emploi des voûtes et des coupoles rendu possible par l’invention du béton.

Les réalisations architecturales romaines sont essentiellement utilitaires (aqueducs, thermes, basiliques, théâtres, cirques, amphithéâtres, ponts et fortifications), et de prestige (forum, arc de triomphe, palais, tombeau) et bien sur les temples. Ce n’est qu’en l’an 391 que le Christianisme devient religion de l’Etat et l’église eut besoin d’édifices à la mesure de sa nouvelle position, non seulement pour marquer sa puissance, mais aussi parce que les anciens temples païens étaient trop exigus pour rassembler ses fidèles lors des prières collectives. C’est avec l’architecture byzantine, en l’exemple de l’église Sainte-Sophie (XIème siècle) que
s’affirme l’art paléochrétien. S’inspirant largement des grecs, les romains produisent
un urbanisme d’ordre et de majesté.

Architecture musulmane 622 à 1600
Vers 570, l’empire byzantin fut menacé par la nouvelle religion « l’Islam » qui bâtit un empire s’étendant de l’Espagne à l’Indus. Au début, les musulmans n’avaient pas une tradition architecturale, ils n’ont fait que convertir les édifices existants en mosquées, sinon ils reprirent les formes de l’antiquité tardives et les débuts du christianisme, des formes persanes, Sassanides et Indiennes pour créer une architecture qui dispose de sa propre logique et puise ses références dans sa propre pensée et s’imprègne de sa propre réalité (le Coran et la Sunna). De la Coupole du Rocher, fondée par Abdelmalek Bou Marouane en 692 à
Jérusalem, symbole commun au judaïsme, au chrétien et à l’islam, à la grande mosquée de Damas, à la grande mosquée de Cordoue…L’architecture musulmane s’affirme par son originalité et son esthétique.

Architecture Romane de 750 à 1250
Après le désordre dû à la chute de l’empire romain, c’est l’église qui prend en charge la relève en construisant des monastères, des églises et des châteaux forts. Issu de peuples germaniques (barbares), ce mouvement s’est appelé carolingien (France) et ottonien (Allemagne).
C’est sous Charlemagne, et pour rivaliser avec Byzance en Orient que les constructions forteresses monumentales en pierre font leur apparition, une impression de lourdeur accentuée souligne leur aspect. Réduction des ouvertures, décors sans relief ni couleur, arcades aveugles, chapiteaux cubiques, voûtes en berceau ou d’arrête et arcades sur piliers, sont les principales caractéristiques de cette architecture qui s’est développée aussi en Scandinavie et en Italie.
TYPOLOGIE DES MINARETS DANS L’ARCHITECTURE MUSULMANE Architecture gotique de 1130 à 1500 L’édifice emblématique de l’architecture gothique est la cathédrale qui incarne
les idées, les vues politiques et théologiques de toute une société. On ajouta des ailes plus spacieuses à l’église. On utilisa la voûte ogivale à nervures brisées, l’arc en ogive, pilier de section ronde ou carrée qui furent dotés de colonnettes ou demi-colonne, arcades, galeries, triforium, fenêtres hautes, voûtes sexpartites, arcs boutant étagés qui transmettent les charges aux puissants contreforts de taille massive, la rosace en vitraux pour les fenêtres souvent représentant les scènes religieuses de la bible « Bible des pauvres » (destinée à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter une bible), et les pinacles dressés vers le ciel, telles sont les principales caractéristiques de cette époque. Le Corbusier a qualifié les cathédrales gotiques de « Gratte-ciel de Dieu ».
Gothique anglais, français, allemand...alors que l’Italie se différencie par l’horizontalité de ses édifices qui ont constitué les prémices de la Renaissance.

La Renaissance de 1420 à 1620
Si le gothique aspire à surmonter la misère de l’existence terrestre au Moyen Age, avec la renaissance on chercha à atteindre la beauté et l’harmonie en ce monde avec le rationalisme, la démocratie, la science et la technique. Le Moyen Age céda donc la place aux temps modernes. Un retour aux sources de l’antiquité et de la civilisation gréco-romaine était inévitable. On s’intéressera à tout ce qui a une relation avec cette période ; art langage, science…notamment avec la seule source littéraire et théorique sur l’architecture antique. Il s’agit des dix livres du traité d’architecture par l’ingénieur militaire romain Vitruve (rédigé vers 25 Av JC). La renaissance désigne le renouveau d’un style pour la première fois à Florence en Italie
avec la coupole du dôme de Florence (1420) en réalisant avant tout une maquette
(tradition qui se perpétua pour les projets importants). Aussi, pour la première fois l’habitat devint un thème d’architecture, où les riches italiens réclamaient de riches et somptueuses demeures.
• La symétrie
• Superposition de pilastre dorique, ionique et corinthien en général en trois
étages de hauteur décroissante séparés par des corniches en doubleau
• Doubles fenêtres en plein cintre le tout couronné de corniche imposante
(fenêtres géminées)
• Fronton couronné d’obélisque ou flanqué de volutes
• Pilastres et balustrades
Telles sont les caractéristiques de cette période. En Angleterre, l’oeuvre d’Andrea Palladio allait jouer un rôle fondamental dans l’évolution du néo-classicisme jusqu’à ce qu’on le qualifie de « palladien ».

Le baroque et le Rocaille 1600-1780
C’est la renaissance qui a enfanté le baroque. Le terme baroque est d’origine portugaise « borroco » qui désigne une perle de forme irrégulière. Il est employé pour qualifier un style bizarre et de mauvais goût qui s’éloigne du classique parce qu’on le trouve excessif, exubérant ou surchargé. Partout on essayait d’estomper la clarté des contours, d’ajouter des éléments architectoniques aux murs, décorer de formes mouvementées et élancées, on maquillait les façades en tous sens, on couronnait portes et fenêtres de frontons triangulaires ou en arc de cercle souvent brisé. Les corniches, souvent rompues au niveau de la toiture par les couronnements de fenêtres étaient extrêmement gradués, on retrouve en abondance deséléments décoratifs comme les guirlandes, les vases, les urnes, les volutes en S et les oeilsde-boeuf. On privilégia le chapiteau composite avec l’emploi de l’ordre colossal sur deux étages et la toiture en mansardes. Le baroque est destiné à émouvoir et à impressionner avec un intérêt particulier pour les sculptures mouvementées, recherche de plans grandioses, triomphe de la ligne courbe, exubérance du décor aussi bien sculpture que peinture. En Espagne, le baroque s’est enrichie de l’art musulman avec les arabesques et mouquarnas et a connu un développement remarquable en Amérique Latine. Si la renaissance avait opté pour le cercle pour sa perfection et son harmonie, le baroque apte lui pour la forme ovale, forme dynamique, tendue, en équilibre instable que l’on retrouve souvent dans les plans d’édifices. D’ailleurs, ce qui correspond au port de la perruque, des habits extravagants par les nobles pour se distinguer.Le château de Versailles, Place Saint-Pierre de Rome (1665) en sont des exemples.
Alors que le Rococo dérive de rocaille qui signifie coquille, l’un des motifs typiques du style Luis XV; donc coquille, fleurs, plantes naturelles ou stylisées vont envahir les édifices.

Le classicisme de 1750 à 1840
C’est le peuple qui incarne la nation et c’est lui qui doit exercer le pouvoir et pas le prince.
Suivant cette idéologie, les philosophes Montesquieu et J.J Rousseau développèrent la notion d’Etat populaire donc la démocratie pour laquelle la révolution française de 1789 s’est combattue. L’architecture se libera-t-elle ainsi de toute servitude à l’égard de la religion et de monarques féodaux. Claude –Nicolas LEDOUX propose la ville idéale de Chaux, qui devrait répondre à tous les besoins, matériels et esthétiques d’une ville. On assiste donc au retour aux principes de l’architecture classique avec:
• Clarté
• Prédominance de l’orthogonalité et de la linéarité
• Superposition et juxtaposition franche des éléments
• Décors simples
• Symétrie
• Colonnes retrouvant la fonction constructive
• Sobriété des ordres, dorique et ionique (rejet du corinthien et du composite jugé trop somptueux) C’est dans ce style que Thomas JEFFERSON réalisa le capitole à Washington(USA) en 1793, ainsi que des musées, des bibliothèques, des théâtres. La connaissance doit supplanter la croyance, l’ère des « temples » du savoir, de l’art, de la culture succède à celle des temples de la foi. Banques, écoles, universités, bourses, édifices gouvernementaux et administratifs sont construits dans le style emprunté à l’antiquité.

LES UTOPIES SOCIALES
La révolution industrielle (1750 en Angleterre) va avoir des répercutions sur la politique, le social, l’art, l’architecture et l’urbanisme. En conséquence des problèmes engendrés par la révolution industrielle, des utopistes qui sont des réformistes, ont voulu, à travers leurs propositions, essayer de transformer la société en agissant sur l’habitat. Ce sont, donc, quelques îlots utopiques dans une masse d’urbanisation incontrôlée qui a engendré pollution laideur et misère sociale. Claude Nicolas LEDOUX (1776) : est le précurseur du mouvement des utopistes du 19 ème . Il a planifié la cité des salines de chaux dans laquelle il a su combiner,
logement, loisirs et travail en proposant pour les ouvriers, de petites maisons reliées à
une cuisine commune. Robert OWEN (1799) : Cité New Lamark (village d’harmonie et de coopération), constituée de maisons individuelle en duplex (au lieu de l’édifice communautaire) en ayant en commun la cuisine et le réfectoire ainsi qu’une institution qui prend en charge l’éducation de l’enfant, depuis l’âge de trois ans et l’initier à la danse,
musique et instruction militaire. Charles FOURIER (1820) phalanstère « palais social » (inspiration du château de Versailles) ou (Versailles du peuple) sorte de maison commune où la propriété privée est exclue (même la cuisine est collective). C’est le précurseur du logement collectif. Victor CONSIDERANT : est un adepte du Fouriérisme qui est devenu un
mouvement. Etienne GABET :(1847) « voyage en Icarie » en Amérique (vie collective).
Jean-Batiste-André GODIN (1859) : Familistère à Guise est un autre palais social dont le principe est de protéger l’autonomie familiale tout en gardant les services en commun. Et ceux qui ont proposé une structure urbaine à partir de 1860
Ebenezer HOWARD : Cités-jardins en 1905 en Angleterre (Lethworth et Wilwin). Combinaison des avantages de la ville et ceux de la campagne dans une organisation radioconcentrique. Pour Howard, le rôle de l’architecte n’est pas de dessiner des façades, mais de créer un cadre et des formes qui correspondent aux besoins des hommes et leur permettrent de s’épanouir : « ce qui est utile est beau ». Camillo SITTE : (autrichien) La ville artistique (organique) en réponse aux critiques de la ville industrielle, il propose de retourner comme RUSKIN à l’architecture
populaire traditionnelle, à la composition informelle. Il ne s’agit pas de copier la ville
10 ancienne mais de s’inspirer des anciennes places, des rues tortueuses, qui créent la
surprise. Tony GARNIER développe la cité industrielle en 1917. Soria Y MATTA : (espagnol) la ville linéaire suivant la ligne du tramway électrique (1882) dans la banlieue de Madrid.
Company town : Il instaura le système de lotissement
L’urbanisme américain : le tracé de la majorité des villes américaines est en damier
ou échiquier, ce plan régulier est inspiré du plan hippodamique (hippodamos de Milet). Le cadrage des rues est uniforme et ne présente de hiérarchie que seulement à New York où la trame primaire (Avenue) est suivie de la trame secondaire (Street). Le classicisme américain a été prôné par Thomas JEFFERSON (1743-1826). Ensuite l’innovation technique (ascenseur 1857) a permit l’essor de l’immeuble type « gratte-ciel » avec un maximum de hauteur et d’ouvertures. L’URSS communiste propose les « Condensateurs sociaux » qui sont une sorte de
clubs ouvriers proposant travail, logement, et loisirs dans un cadre socialiste.

HISTORICISME ET ARCHITECTURE D’INGENIEURS DE 1840 à 1900
L’éclectisme historique, se manifesta clairement en Angleterre en 1840. Il a été qualifié de procédé d’emballage, en faisant du neuf avec du l’ancien. Néo -gothique, néo-classique, néo-roman, néo-mauresque, un amalgame d’éléments repris d’une ou plusieurs époques, donnant souvent naissance à des édifices qui paraissent faux et chaotiques Le Parlement de Londres où l’architecture du sacré est utilisée dans l’architecture du profane. Habillé en cathédrale gothique, il est mi-classique et mi-gotique.
L’opéra de Paris par Charles GARNIER en 1874, celle-ci présente un cas mi-classique et mi-baroque. Les néo-styles font leur apparition avec des emprunts appartenant aux pays
colonisés ; grec, assyrien, chinois, indou et musulman. Et cela dans un souci d’alignement marqué surtout par les percés haussmanniennes. Le Paris Haussmannien de 1853 à 1882 : Paris présente, après l’intervention du baron Haussmann, un modèle de ville bourgeoise au service du capitalisme. Une véritable chirurgie sur le tissu médiéval s’est opérée au nom de l’hygiène et de la circulation tout en revalorisant les monuments en les mettant en relation visuelle entre eux. Les travaux publics, l’urbanisation des terrains périphériques par le tracé de nouveaux réseaux, nouvelles artères dans les vieux quartiers, construction de grands édifices publics, aménagement de parcs publics (bois de Boulogne et bois de Vincennes) tels ont été les grands travaux haussmanniens. Avec l’avènement de la révolution industrielle, s’amorce en Angleterre l’essor du capitalisme industriel et commercial. Pour abriter de nombreux exposants, dont la
production allait du simple objet à la locomotive, de fragiles constructions en fer et en
verre font leur apparition :
-Les pavillons d’exposition universelle
-Les grandes gares : Suite au développement des chemins de fer Deux architectures sont proposées pour leur réalisation : la façade style classique et la couverture du hall de gare est en métal et verre. Exemple de la gare du Nord à Paris de J.T. Hitortt
(1862) avec une ornementation classique sur une structure métallique. Cristal palace par Joseph PAXTON en 1851 à Londres est le premier exemple de préfabrication, présenté à l’exposition universelle de Londres dont l’édifice est constitué d’éléments standardisés.
Les halles de Baltard : Les halles centrales de Paris, édifice réalisé par Victor Baltard en 1853 avec une structure entièrement métallique (fer et verre).
-La tour Eifel par Gustave EIFEL en 1889 à Paris (exposition universelle), en
mesurant 300m de hauteur, elle resta 40 ans le plus haut édifice jamais édifié par
l’homme. Galerie des machines à Paris avec 117m de portée (démontée en 1910).
Les ponts, les halls de gare, les usines, les grands magasins et halls d’exposition,
représentent, donc, l’architecture des ingénieurs. Toutefois, le fer et l’acier n’étaient pas considérés comme des matériaux « vrais », indignes de la création artistique, car on avait honte d’eux, il fallait les cacher en construisant, jusqu’à côté ou derrière, des façades historicistes. Pourtant on avait besoin de ces matériaux, sachant que la fonte est 4 fois plus résistante à la pression que la pierre et le fer forgé est 40 fois plus résistant à la torsion et à la traction, malléable il s’adapte à n’importe quelle forme et surtout bâtis dans des délais records grâce à la préfabrication. Cependant l’industrialisation et la standardisation de l’artisanat ont mit fin à l’originalité. L’autre invention de cette période est le béton armé qui permet une structure homogène dite monolithique. La minceur et la légèreté du béton armé permit de superposer les étages sans renforcement des éléments porteurs et en augmentant la
surface utile. Ce procédé a permit l’assaut du ciel avec les réalisations d’immeublesd’habitation et administratifs, notamment avec l’école de Chicago aux U.S.A. ADLER et Luis SULLIVAN : « la forme résulte de la fonction » devint le principe directeur de l’architecture moderne. Les immeubles étaient organisés selon le modèle : base – fût – chapiteaux, auxquels correspondent : magasins (R.D.C) – appartements et bureaux (étages) – services techniques (toiture plate en
encorbellement). La crise de l’architecture au 19ème siècle est due au fait que l’ingénieur a prit la relève de l’architecte. Avec la galerie des machines et la Tour Eifel (exposition universelle de Paris de 1889), le fer a connu son apothéose architecturale. C’est un moment de
l’histoire où les architectes vont avoir un complexe de leur formation d’artiste et où l’ingénieur apparaît comme l’homme de l’avenir. Face à cette situation, un renouveau architectural s’est imposé, et on assiste à la naissance d’un nouveau style.

Art nouveau et le mouvement moderne (le style international) de 1900 à 1945
Il s’est appelé Art nouveau en France et Belgique, « Modern style » en Angleterre,
« Dugendstil » en Allemagne, « sécession viennoise » en Autriche, « Stile liberty » en Italie, et « Modernismo » en Espagne. Il ne concerne pas seulement l’architecture, il
concerne tout l’environnement, les murs, les meubles, les verreries, la céramique (les
services de tables) et les bijoux.
John RUSKIN et William MORRIS, designers, ils seront les pères du modern style.
Le premier va proposer sa passion naturaliste, anti-machiniste, le second fonda à
Londres en 1888, la société « Arts and Crafts » art et artisanat dont le but était de
reproduire des mobiliers bourgeois à un prix abordable, à la disposition de tous. Mais l’art nouveau reçoit son acte de naissance à Bruxelles en 1890 avec les conceptions décoratives de Victor HORTA (musée Horta à Bruxelles en 1899 qui était sa propre maison). Il laisse les poutres et les colonnes en fonte apparente avec des décors en fer forgé sur la rampe de l’escalier. Paul HANKAR (1880) : Il mêlera à l’usage du fer un décor symboliste dessinant à la
fois les meubles et le décor des maisons qu’il construit. Henri VAN DE VELDE (1902), il abandonne le vocabulaire décoratif floral de Horta, il s’attache à faire ressortir les fonctions de la construction. Hector GUIMARD (bouche de Métro en fonte, 1900). Lampadaires, bancs, mobilier urbain, panneaux publicitaires constituaient des réalisations où la structure fait partie de l’esthétique. Il emploi aussi bien la pierre de taille, la brique le fer en poutrelles
apparente, la brique de verre, mais chaque élément est scrupuleusement étudié et dessiné en accord avec les possibilités du matériau. Les nouveaux matériaux devaient être traités et mis en valeur en fonction de leur nature. Otto WAGNER n’avait-il pas déclaré « ce qui n’est pas utile ne peut pas être beau » Antonio GAUDI (1872) considérait le bâtiment comme une oeuvre complète qu’il sculptait. Avec la Sagrada familia, église de Barcelone, il mêla le gothique aux
éléments mauresques dans une architecture sculpture. Il affiche un penchant particulier pour une polychromie accusée. De même qu’il s’appuyait sur les contrastes des matériaux : le moellon, pierre de taille, brique, céramique et mosaïque.
Enfin, le Groupe de Glasgow fondé par C. R. MACKINTOSH (1896) qui réalise
l’école des beaux arts de Glasgow dans laquelle il joua avec la pierre, le métal et le
verre pour la répartition des volumes dans l’espace.
La révolution industrielle a donné naissance à la ville industrielle avec tous ses
maux : pauvreté, insalubrité, maladies, manque de luminosité et d’aération.
Un mouvement de « retour à la nature » a été la première réaction à cette misère, ressentie par les classes ouvrières. L’étude de la nature permit de retrouver les formes végétales et fluides à travers des motifs comme les branchages, les cours d’eau, etc. En rappelant l’historicisme, l’art nouveau contenait déjà le besoin moderne d’associer, forme, matériau et fonction. Le Werkbund en Allemagne auquel appartient Peter BEHRENS qui a donné naissance au courant progressiste dont les élèves sont LE CORBUSIER, MIES VAN DER ROHE, Walter CROPIUS, Adolf MEYER et Adolf LOOS (Autriche) sont les précurseurs du moderne qui qualifie l’ornementation de « crime ». Alors que le futurisme en Italie et le constructivisme en Russie avec la réalisation avantgardiste du « club des ouvriers » à Moscou en 1927, s’imprègnent du cubisme. Le style international se confirme avec le rationalisme qui devient de rigueur en rejetant toute ornementation et objet historiciste. Le Bauhaus, fondé à Weimar (Allemagne) en 1919 par Walter CROPUIS est une école d’architecture qui développe une vision sur l’architecture et l’art. La fusion entre ces deux derniers donne le Design qui est l’esthétique industrielle ou l’artisanat industrialisée. Seulement, elle s’est exilée aux USA où Cropius et Mies Van Der Rohe produisent une architecture fonctionnelle qui séduit le public américain en s’opposant à l’école de Chicago, qui produit des buildings hauts avec imitation du néo-classique ainsi que les églises gothiques étirées en hauteur. Le transfert de Dessau à Chicago (à cause du nazisme) a permit le développement de l’école de Chicago (1952).
Après la première guerre mondiale, il fallait construire beaucoup et vite d’où la construction mécanisée : LE CORBUSIER et Ernest MAY optent pour les logements standardisés qui forment des cités entières. Des logements rationalisés à l’extrême et équipés d’une cuisinelabo pour permettre aux femmes de faire autre chose, ce que l’on a appelé « La machine à habiter ».

LE CORBUSIER développe les principes de l’urbanisme moderne dans sa revue
« Esprit nouveau » et dans son livre « Vers une architecture ». Il est aussi le fondateur en 1928 des congrès internationaux de l’architecture moderne (C.I.A.M) qui se sont tenus 11 fois jusqu’en 1959, et avaient pour objectif d’établir un programme d’action visant à tirer l’architecture de l’impasse académique. A chaque congrès un thème précis. Issue du CIAM de 1933, la charte d’Athènes lance les règles de l’urbanisme moderne qui favorise le zoning au lieu de la mixité des fonctions urbaines. La ville doit être le lieu pour habiter, travailler, circuler et se récréer, qui sont en fait les principes de la cité radieuse. Dans la logique des CIAM, l’homme marche (piétonne) dans un environnement sain (sans rompre avec la nature), le soleil pénètre dans son logis ; ce n’est pas la ville-campagne ni la ville-jardin, c’est la ville
verte (ville radieuse). Abolir la rue-corridor, rendre l’espace fluide par la lumière, l’air
et le soleil, sont donc les objectifs à atteindre grâce à l’habitat collectif. Les cinq principes de l’architecture moderne sont :
1. Construction sur pilotis
2. Plan libre
3. Façade libre
4. Toiture-terrasse (plate)
5. Fenêtres en longueur
LE CORBUSIER : l’unité d’habitation à Marseille (appartements en duplex) dans laquelle sont adoptés ses cinq principes, à savoir : les équipements sur la toiture (piscine, crèche…), la rue intérieure, l’immeuble sur pilotis, loggia et verdure. Tout est dimensionné avec le
MODULOR, qui est calculé à base du nombre d’or (taille moyenne 1,75m pour donner une hauteur de la pièce de 2,26m).

Ce n’est qu’après 1945 que s’est fait le triomphe de l’architecture moderne. Mies Van Der Rohe aux U.S.A : avec la réalisation de grands buildings transparents. Cependant, ce sont les pays en voie de développement qui donnèrent la chance au projet de la ville radieuse de LE CORBUSIER de se réaliser : Chandigarth en Inde en 1950.
Lucia COSTA et Oscar NIEMEYER (élèves de LE CORBUSIER) dotèrent le Brésil d’une nouvelle capitale, Brasilia en 1957 dont le plan est en forme d’avion (symbolisme). « Superbe mais stérile et froide », elle n’a jamais pu supplanter Rio de Janeiro avec son désordre et son animation. Kenzo TANGE propose un projet de ville pour la baie de Tokyo, en 1960 (structuralisme) entièrement dans l’eau. L’architecture organique, dite aussi achitecture-sculpture fût développée par F.L.WRIGHT en réalisant une série de « maisons dans la prairie », un modèle de l’habitat pavillonnaire ; maisons unifamiliales, qui ont définitivement abandonné la symétrie pour une composition plus libre et mouvementée ainsi que l’intégration au site (la destruction de la boite). F.L.Wright veut que sa maison sorte de la terre pour
faire une unité avec celle-ci, horizontalement basse, elle est recouverte d’un toit débordant (console), ex : « maison sur la cascade » et « maison Robbie » (1909). De même que son projet « Broadacre City » qui consiste en une ville de tradition rurale dispersée dans la nature.
Aux U.S.A, après l’école de Chicago, on développa le style néo-classique dans la réalisation du Pentagone en 1942. La construction sculpturale
Notre Dame du Haut Ronchamp par Le Corbusier en 1954. Toutes ces réalisations ont été possibles grâce au béton précontraint. Lorsque on utilise le béton brute sur lequel on laisse des traces de décoffrage cela s’appelle le brutalisme.
L’opéra de Sydney (sous forme de coques de bateaux) de Jörn Utzon en 1957.
Le Philharmonique de Berlin (sous forme de grande tente) de Hans Scharoun.
Le musée Guggenheim à New York en 1959 (sous forme de la tour de Babylone
renversée) par F.L. Wright.
L’aérogare Kennedy à New York (sous forme d’oiseau) par Eero Saarinen en 1962.
Un contre-mouvement s’est crée pour défendre le retour au régionalisme : Alvar
AALTO (suédois) : « il faut tenir compte de la psychologie pour humaniser l’architecture ».

L’architecture High tech ou technologique
L’édifice dérive des impératifs de la construction. Elle se développa en 1960:
Grand stade olympique, Munich, 1972, par Otto FREY.
Centre Pompidou (Beaubourg), Paris, 1977 par Renzo PIANO et Richard ROGERS.
Palais du travail, Turin, 1976, par Pierre Luigi NERVI (poteaux champignon).
Pyramide du Louvre, Paris.
La fin de l’architecture moderne est peut-être marquée par le dynamitage en 1972 des grands ensembles d’habitations dont les appartements ne pouvaient plus être ni loués ni rénovés.

Le post-moderne
Cela remonte aux années 60 où Robert VENTURI a fondé le post-moderne, qui est plus une tendance qu’un style : c’est le retour à l’éclectisme. Etant opposé à :
.L’asymétrie (qui est déséquilibre)
. Disparition des murs (transparence)
. Architecture sans ornementation ou réduite au minimum.
Le post-moderne prône plutôt le retour à la symétrie classique et la façade percée de fenêtres petites. Mies Van Der Rohe avait dit « Less is more » (moins est plus), cette idée est
révolue. La nouvelle devise de Robert VENTURI est « Less is a bore » (moins est monotone).
Ricardo BOFILL fait un retour au néo-classique, en utilisant les éléments préfabriqués pour créer une monumentalité et intimidation. Des ordres et colonnes monstrueuses sur dix étages et des corniches gigantesques à Antigone (Montpellier) et « Les arcades du lac », 1975, (Paris) et « Arena » à Marne-la Vallée, (1984), où on intention était la création d’une version populaire de Versailles.
L’architecture postmoderne, à cheval, elle aussi, sur deux époques, celle de la résignation face au progrès et celle de l’avènement de l’informatique, use d’un langage formel moderne, tout en cherchant refuge dans la douceur du bon vieux romantisme.
Avec le post-moderne les ascenseurs high tech en verre côtoient une clôture en pierre de taille, ou bien l’entrée d’un tombeau égyptien dans accès à une salle d’exposition.
On peut dire, pour résumer, que la grande variété de couleurs, de formes et de matériaux utilisés est postmoderne. Toutefois, il est éphémère et il ne tarda pas à s’éclipser car ennuyeux comme un gadget d’une mode passagère.

LE DECONSTRUCTIVISME
Les années 90 vont donner naissance au déconstructivisme, courant fondé lors d’une exposition à New York en 1988 par Philip JOHNSON, dont la devise est «la forme naît dans l’imagination». C’est une architecture qui aime éveiller l’impression du provisoire et de bricolage et use des matériaux convenant aux intentions recherchées.
CONCLUSION
Comme nous venons de voir ensemble, vous remarquez que l’architecture, depuis le début de l’histoire et surtout, essentiellement, durant les temps modernes, fait un va-et –vient ; elle passe d’un style à un autre, d’une tendance à une autre, du moderne au postmoderne puis retourne au rationalisme. D’ailleurs certains critiques désignent l’évolution actuelle de « pluralisme moderne », terme indiquant que la construction a rejoint la musique populaire, ou les styles de coiffures, ou encore la mode vestimentaire, que l’on ne suit pas ou peu, chacun fait, en fin de compte, ce qu’il veut. Avec la démographie galopante, pour laquelle il faut construire vite, rationnellement et dans le souci du respect de l’environnement, finalement, pour quelle architecture faudrait-il opter ?
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